vendredi 31 juillet 2015

Phobos, T1 : Les éphémères ~ Victor Dixen




Auteur : Victor Dixen.
Éditions : Robert Laffont.
Genre : Adolescence, Science-fiction, romance, thriller.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 448.

Synopsis : Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Mon avis : C’est d’abord la couverture qui m’a attirée vers ce livre – cette jeune femme rousse qui semble dériver à travers l’espace, au milieu des étoiles, mars en fond – puis le synopsis. Il faisait très accrocheur, surtout la dernière phrase, et comme des romances se profilaient à l’horizon, je n’ai pas hésité. De plus, le résumé et l’héroïne m’ont tout de suite fait penser à « La Sélection » de Kiera Cass, et comme c’est l’un de mes plus gros coups de cœur, j’ai suivi mon instinct, bien que la comparaison avec l’œuvre de Kiera Cass s’arrête là au niveau du contenu.

On suit Léonor, une des six jeunes filles choisies pour faire partie du premier colon sur Mars, qui est aussi constitué de six garçons. Chaque semaine, ils peuvent choisir la personne qu’ils vont rencontrer pendant six minutes, voir séduire s'il y a attraction, afin de pouvoir assurer une descendance sur Mars.

Chacun n’a plus aucune attache sur Terre, et surtout, chacun à un secret qu’il veut cacher, on l’apprend bien vite.

Dès le début, on se rend compte que quelque chose ne va pas : six de chaque côté, filles et garçons, qui doivent obligatoirement trouver un compagnon ou une compagne, ce n’est que l’illusion d’un choix, Léonor ne se fait pas trop d’espoir non plus. Elle n’est pas vraiment là pour l’amour, et le fait clairement comprendre dès le début, bien que certaines personnes la fassent au fur et à mesure changer d’avis…

« - Tu vas me prendre pour un naze, si je te dis que j'ai rêvé de toi toutes les nuits depuis ?
- Pour un naze ? Non. Pour un beau parleur, peut-être. Après tout, c'est pour cela qu'ils appellent ça le Parloir, pas vrai ? Parce qu'ici, c'est le royaume des belles paroles
. »

Elle avait un côté très humain, très fragile au fond, et c’est cette sensibilité que j’ai appréciée chez elle, ainsi que son caractère impétueux. Elle a des défauts, on nous les dévoile, mais ça ne fait que renforcer l’affection qu’on a pour son personnage, qui est dotée de grandes qualités également.

Une autre chose dès le commencement m’a interpellée également, et m’a un peu choquée : le fait qu’ils soient filmés pendant tout le voyage jusqu’à Mars, et pendant le restant de leur vie. Et ce n’est pas la seule chose qui montre la perversité du système dans lequel ils vivent : il y en a de nombreuses autres, tout au long du livre, des révélations palpitantes, qui font que l’on est captivé pendant tout le long, qu’on se révolte, et que l’on veuille nous aussi mener notre enquête et en savoir plus.

Victor Dixen met les bases dès le début, nous révèle pile ce qu’il faut pour nous tenir en haleine du début à la fin, et nous mettant sur les pistes un peu plus à chaque chapitre, en nous faisant découvrir toujours plus de choses.

« - Stupide de juger sur le physique ? Et tu crois que les filles, à côté, elles nous jugent sur quoi ?
- Vu que tu caracoles en tête des classements, c'est sûr que ce n'est pas sur notre QI. »

Les chapitres sont assez spéciaux : ils peuvent apparaître en plein milieu, au début ou à la fin d’une page, et sont répartis en actes. Chaque chapitre indique le lieu où se passe l’action, l’heure et d’autres informations.

Tout au long du roman, on est pris dans une atmosphère oppressante, tantôt malsaine, tantôt plus légère, qui ne peut que nous faire accrocher. Les personnages nous font chavirer à travers leurs aventures et leurs émotions, et on s’intéresse à chacun d’entre eux, personnages secondaires comme principaux, qui forment ce formidable livre qui, à la fin, ne vous laisse qu’une pensée en tête : « Je veux la suite maintenant. »
Inès.

adda9
Un véritable coup de cœur, qui nous captive et nous fascine et dont on ne peut pas décrocher du début à la fin, une merveille, une pépite.

dimanche 26 juillet 2015

Les filles au chocolat, T6 : Cœur Cookie ~ Cathy Cassidy



Auteure : Cathy Cassidy.
Éditions : Nathan.
Genre : Jeunesse, Amitié.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 236.

Synopsis : Jake vient juste de découvrir que son père a longtemps mené une double vie et qu’il a quatre demi-sœurs cachées : Honey, Summer, Skye et Coco. Déjà bouleversé par cette nouvelle, il voit en plus son quotidien à Londres avec sa mère tourner au cauchemar. Et il n’a nulle part où se réfugier. À part peut-être chez ses demi-sœurs dans le Somerset ? Mais il ne connaît rien de cette nouvelle famille… Est-ce qu’il y sera le bienvenu ? D’autant qu’il arrive en plein milieu du tournage d’une émission de télé-réalité…

Mon avis : Comme d’habitude, retrouver la plume de Cathy Cassidy, douce et légère, est toujours un pur plaisir. C’est, je crois, le dernier de la saga des « Filles au chocolat », et je l’ai donc savouré comme il se doit pour un livre de cette auteure.

On se retrouve plongé dans la vie de Jake, alias Cookie, qui a 14 ans, et qui suite à un accident qu’il a provoqué, décide de réparer sa faute en allant demander de l’aide à son père, qui l’ont abandonné, lui et sa mère, à sa naissance. Il trouve refuge chez ses demi-sœurs, qui l’accueillent à bras ouverts, particulièrement Honey, qui l’a contacté et Cherry, avec qui il a pas mal de points communs.

Cookie essaie de fuir aussi quelques problèmes, comme l’arrivée imminente d’un beau-père chez qui il devra aller habiter, et qu’il ne veut pas rencontrer. Dès le début, Honey se propose de l’aider à masquer sa fugue auprès de ses parents, car elle pense qu’il a ses raisons, et elle l’aide pour beaucoup de choses, le fait se sentir à l’aise parmi leur famille. On sent qu’Honey s’est adouci et a grandi, grâce à ce qu’elle a vécu.

« Rien n’est jamais gravé dans le marbre. »

Cookie trouve en Cherry la compréhension et la compassion, car elle a vécu elle aussi une période durant laquelle elle a dû s’acclimater et s’intégrer à sa nouvelle famille, et il n’hésite pas à se confier à elle pour n’importe quel problème. Les deux s’écoutent, s’aident, et malgré le fait qu’ils n’aient pas de liens de parenté, c’est tout comme.

Indirectement, on en apprend toujours un peu sur la vie de ces cinq sœurs, quelque chose que j’ai beaucoup apprécié dans ce roman, d’autant que cela nous permet de savoir comment chacune d’elles continue sa vie.

Cathy Cassidy a su, une fois de plus, faire quelque chose de vraiment très bien construit, de beau et faire passer plusieurs messages dans ce petit roman. La fin est vraiment parfaite, je trouve, aucune autre n’aurait pu mieux correspondre, et la conclusion de la vie de chaque personnage est parfaite également. Il se passe également des évènements qui vont rapprocher nos personnages, et qui aident à la conclusion de cette saga en une parfaite harmonie. 
Inès.

adda9
Un livre qui laisse une sensation de douceur et de légèreté exquise !

jeudi 16 juillet 2015

Le soleil est pour toi ~ Jandy Nelson



Auteure : Jandy Nelson.
Éditions : Gallimard Jeunesse.
Genre : Adolescence, Romance, Amitié.
Année de sortie : 2015.
Nombre de pages : 480.

Synopsis : Noah et Jude sont plus que frère et sœur, ils sont jumeaux, fusionnels. Sous le ciel bleu de Californie, Noah, le solitaire, dessine constamment et tombe amoureux de Brian, le garçon magnétique qui habite à côté. Tandis que Jude, l'exubérante, la casse-cou, est passionnée par la sculpture. Mais aujourd'hui ils ont 16 ans et ne se parlent plus. Un événement dramatique les a anéantis et leurs chemins se sont séparés. Jusqu'à ce que Jude rencontre un beau garçon écorché et insaisissable, ainsi que son mentor, un célèbre sculpteur...Chacun des deux jumeaux doit retrouver la moitié de vérité qui lui manque.

Mon avis : C’est une amie qui m’a offert ce livre pour mon anniversaire, et heureusement, car je ne me serais jamais tournée vers ce genre là ou ce livre là en particulier. Grossière erreur : ce livre s’est avéré être l’un des livre les plus fort émotionnellement parlant que j’aie jamais lus.

On suit tour à tour Noah et Jude, deux jumeaux très fusionnels par le passé qui suite à un incident ne se parle plus ou presque dans le présent. Le point de vue de Noah se passe dans le passé, celui de Jude dans le présent, ce qui apporte une petite touche de plus au roman.

Pour moi, il n’y a pas qu’une seule chose qui les a séparés, mais plusieurs, qui se sont emboîtées les unes dans les autres, et qui a ensuite ravagé leur relation. Petit à petit, du début à la fin du livre, on apprend à les découvrir, à s’attacher à eux, à les connaître et à savoir ce qui a bien pu se passer pour les éloigner à ce point.

Tout au long du livre, des coïncidences surviennent, et on ne peut qu’être émerveillé par celles-ci, par leur logique et par leur justesse.

Noah est un personnage avec qui on compatit et auquel on s’attache très vite, de par sa sensibilité et son humanité. Il voit de l’art dans chaque chose autour de lui, dans chaque détail, et ne peut s’empêcher de faire des tableaux de tout. J’ai beaucoup aimé le suivre, plus jeune, avec son histoire et sa recherche de lui-même, et voir son évolution au fil du livre.

Jude, sa sœur, était quelqu’un de très extravertie, plus jeune et est un personnage avec lequel par moments j’ai eu plus de mal : elle était un peu capricieuse et égoïste par moments, et bien que ça ait une cause, je l’ai trouvé agaçante dans ces moments-là. On voit aussi son évolution, du passé au présent, et on en vient à se demander comment elle en est arrivé là, comment sa personnalité a pu changer à ce point.

« Rencontrer son âme sœur, c'est comme entrer dans une maison où on serait déjà allé : on reconnaît les meubles, les images accrochées aux murs, les livres sur les étagères, les contenus des tiroirs. On pourrait y retrouver son chemin dans le noir, s'il le fallait. »

L’auteure arrive à nous faire ressentir une myriade d’émotions, de la joie à la tristesse, de l’émerveillement à l’horreur et à nous faire passer de très beaux messages.
Inès.
adda9
Un livre magnifique dont on ressort complètement émerveillé, grâce à la plume de l'auteure, à l'histoire et aux personnages fabuleux de l'histoire.